On ne peut plus ouvrir un média sans lire ou entendre parler d’intelligence artificielle. Alors je me suis dit, Tant qu’à faire, pourquoi ne pas en parler aussi ?
Le défi est de trouver un angle d’attaque intéressant, qui va vous donner envie de lire la suite… et tout ça sans l’aide de l’IA justement ! Car, oui, je vais le faire à l’ancienne, avec mon cerveau et mes dix doigts, et non pas avec une machine et les fonctions copier-coller. Bien sûr, je verrai aussi ce que ça donne avec ChatGPT, pour un prochain article.
L’ « artificial intelligence » n’est pas nouvelle en soi, mais ChatGPT, lancé le 30 novembre 2022, lui a donné un formidable coup de projecteur, et surtout un coup d’accélérateur ! Nous n’avions jamais vu cela auparavant. Alors forcément, les géants de la tech se sont engouffrés dans la brèche en lançant leurs propres produits basés sur cette technologie :
- Gemini, lancé par Google. Une version bêta est disponible aux USA, mais la date de lancement officielle n’est pas connue dans le pays de l’Oncle Sam. Disponible en Suisse depuis juillet 2023… mais on n’en parle pas. Allez savoir pourquoi.
- Meta AI, lancé par Meta, pas encore disponible en Suisse à l’heure de la rédaction de cet article.
Ceci profite aussi, soit dit en passant, aux entreprises qui fournissent les composants nécessaires à l’IA. Il n’y a qu’à regarder la courbe de l’action NVIDIA, le géant des processeurs, surnommé la star de l’IA, pour s’en convaincre. Elle vient de croquer Apple (!) le 5 juin, en prenant la deuxième place de la capitalisation boursière mondiale, à plus de 3’000 milliards de dollars – Microsoft restant numéro 1.
Mais revenons à nos moutons. Dans le monde « d’avant Chat GPT », il y avait déjà des machines qui apprenaient à apprendre, par exemples les algorithmes utilisés par les réseaux sociaux, ou alors celles destinées à analyser le comportement des clients afin d’en prédire l’évolution. D’ailleurs, il est intéressant de savoir que Martin Vetterli, le président de l’EPFL, préfère le terme de « machine learning » ou « apprentissage automatique » à celui d’ « intelligence artificielle », une expression qu’il juge plus accrocheuse, plus marchande.

Quoi qu’il en soit, il est important de nous adapter, d’apprendre à maîtriser ces outils. Ceci rejoint en substance le message-vidéo du Group CEO and Managing Partner de Ringier SA, Marc Walder : « Embrace these new tools, maybe to become : more efficient, faster, more productive as well ».
From « Digital transformation » to « Transformation of digital ».
Pour une entreprise de médias, il est évidemment crucial de prendre le train en marche, d’anticiper l’évolution de la branche, comme le fait très habilement Ringier. Mais ceci fera plutôt l’objet d’un article séparé. Je vous dis à bientôt et merci de votre attention.